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La fenêtre d'attribution, le cookie, et ce qui tient vraiment un an

Soixante jours, quatre-vingt-dix jours : le réglage est commercial. Ce qui décide vraiment du sort d'une commission récurrente est ailleurs.

Ce qu'est vraiment une fenêtre d'attribution

La fenêtre d'attribution est la durée pendant laquelle un clic peut encore expliquer une vente. Soixante jours par défaut ici : quelqu'un clique le 1er mars, achète le 15 avril, la vente est attribuée. Le 5 mai, elle ne l'est plus.

C'est un réglage commercial, pas un réglage technique. Il répond à une question qui n'a pas de bonne réponse universelle : combien de temps après avoir vu la recommandation de quelqu'un considère-t-on qu'il est à l'origine de l'achat ? Une semaine pour un achat d'impulsion. Quatre-vingt-dix jours pour un logiciel professionnel qu'on évalue en comité.

D'où le fait que la fenêtre se règle par programme, et parfois par affilié : un affilié qui écrit des comparatifs lus pendant deux ans n'est pas dans la même situation qu'un affilié qui poste un code de réduction un jour de soldes.

Le clic pose un cookie sur votre domaine, qui contient l'identifiant du clic. À l'achat, votre serveur le lit et sait à qui attribuer.

Ce mécanisme a trois limites, et aucune ne se répare avec un réglage.

  • Il ne survit pas au changement d'appareil. On clique sur son téléphone dans le métro, on achète le soir sur son ordinateur. Deux navigateurs, deux stockages : le cookie du premier n'existe pas dans le second.
  • Il ne survit pas au ménage. Navigation privée, effacement des données, réinstallation.
  • Il ne survit pas aux limites des navigateurs. Safari plafonne à sept jours les cookies posés par un script sur un domaine délégué — quelle que soit la fenêtre que vous avez réglée. Une fenêtre de soixante jours n'a alors pas la portée que son nombre suggère.

Pour une commission sur la première vente, ce n'est pas grave : la plupart des achats suivent le clic de quelques jours. Pour une commission récurrente, c'est central.

Le vrai sujet : le renouvellement du onzième mois

Vous promettez 20 % à vie sur un abonnement mensuel. La vente initiale est facile à attribuer. Le renouvellement du douzième mois arrive onze mois plus tard, déclenché par votre système de facturation, sans navigateur, sans page, sans cookie. Aucune fenêtre d'attribution ne peut aider : il n'y a rien à rattacher.

Ce qui décide, c'est de savoir si vous avez, à un moment, écrit quelque part que ce client appartient à cet affilié.

Le rattachement d'identité

Il y a exactement un instant où votre serveur connaît les deux informations en même temps : le paiement. À ce moment-là il a le cookie du clic dans la requête, et l'identifiant qu'il vient de donner à ce client — cus_42, user_1183, une adresse e-mail, peu importe, tant que c'est toujours le même pour la même personne.

Un appel suffit à le dire :

POST /v1/identify
{
  "clickId": "…",              // le cookie _mrt, lu côté serveur
  "externalUserId": "cus_42"   // votre identifiant, chez vous
}

Une fois ce lien posé, il ne dépend plus d'aucun navigateur. Le renouvellement de l'an prochain arrive avec cus_42, et la commission tombe au bon endroit.

La fenêtre d'attribution protège la première vente. Le rattachement d'identité protège toutes les suivantes.

Trois niveaux, du plus fragile au plus solide

NiveauCe qui le porteCe à quoi il survit
Le clic Un cookie premier-parti Le même appareil, le temps de la fenêtre
L'identité Votre identifiant client Un changement d'appareil, un an, un cookie effacé
Le paiement La référence chez votre prestataire Un remboursement, qui doit reprendre la commission

Chaque niveau est facultatif, et chacun rend l'attribution plus solide que le précédent. Un programme qui ne pose que le premier fonctionne — jusqu'à la première commission récurrente contestée.

Le cas sans lien du tout

Un affilié qui parle en podcast, en vidéo ou sur scène n'a pas de lien à faire cliquer. Son auditeur retient un mot, le tape au moment de payer. C'est le rôle du code de réduction : votre système de paiement vous dit quel code a été utilisé, et le code appartient à une personne.

Une règle, non négociable : un seul code par affilié. Deux codes pour la même personne, ou un même code partagé par deux affiliés, et la même vente arrive deux fois sous deux noms. C'est une erreur qu'on ne rattrape pas proprement après coup.

Quand deux affiliés réclament la même vente

Cela arrive, et il faut avoir décidé avant que cela arrive. Les règles usuelles :

  • Le dernier clic gagne — c'est la convention la plus répandue, et elle récompense celui qui a déclenché l'achat.
  • Un rattachement d'identité l'emporte sur un cookie, parce qu'il est plus précis : il désigne une personne, pas un navigateur.
  • Un code de réduction l'emporte sur un clic, parce qu'il a été tapé volontairement au moment de payer.
  • L'auto-parrainage ne compte pas. Un affilié qui achète par son propre lien n'apporte personne, et cela doit être refusé à l'attribution — pas au versement, plus tard, quand la commission figure déjà dans son solde.

Ce qu'il faut compter honnêtement

Deux détails changent complètement les chiffres qu'on montre à un affilié.

Les visiteurs, pas les chargements de page. Un affilié qui rafraîchit dix fois sa propre page n'a pas fait dix clics. Si le gain par clic est calculé sur le nombre de requêtes, il est divisé par dix, et l'affilié conclut que votre programme ne vaut rien.

Les robots ne sont pas des visiteurs. Les aperçus de lien de Slack, de WhatsApp ou d'un lecteur de flux ouvrent l'URL. Ils doivent être redirigés — sinon l'aperçu ne s'affiche pas — mais pas comptés.

Pouvoir le prouver un an après

Le dernier point n'est pas de l'attribution, c'est de la conservation. Un affilié qui vous écrit en mars pour une commission de l'été dernier a droit à une réponse précise : quel clic, quel jour, quel client, quelle vente, quel taux, quel versement.

Cela suppose que rien n'ait été écrasé en route. Une commission est une écriture ; une correction est une écriture de plus. Un remboursement, un refus, un versement revenu se lisent alors dans l'ordre où c'est arrivé, et la question « pourquoi ce montant » a une réponse.

Meritt fait ce que cet article décrit.

Suivi sur votre propre domaine, attribution au clic et à l'identité, versements depuis vos comptes PayPal et Wise, factures et avoirs générés. 0, 49 ou 99 $ par mois, jamais un pourcentage.

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