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Changer de plateforme d'affiliation sans rompre les liens déjà publiés

Les liens de vos affiliés sont dans des vidéos, des articles et des bios auxquels ils ne toucheront plus. Ce qu'il faut reprendre pour qu'ils continuent d'attribuer.

Le vrai risque n'est pas l'import

Quand on envisage de changer de plateforme d'affiliation, on pense d'abord aux données : reprendre les affiliés, les clics, l'historique des ventes. C'est un travail réel, mais ce n'est pas là que quelque chose se rompt.

Ce qui se rompt, ce sont les liens déjà publiés. Vos affiliés ont mis leur lien dans des descriptions de vidéos, des articles de blog, des messages épinglés, des bios, des PDF, des e-mails automatiques qu'ils ont écrits il y a deux ans et auxquels ils ne touchent plus. Vous ne pouvez pas leur demander à tous de republier, et vous ne saurez même pas lesquels ont été oubliés.

Un lien mort ne vous prévient pas. Il envoie simplement les visiteurs sur une page d'erreur, ou chez personne, pendant des mois.

Premier point : le code de l'affilié doit survivre

Un lien d'affiliation contient un identifiant : marie, mduval, a3f9. Il a été choisi par la personne, ou attribué par l'ancienne plateforme, et il est écrit dans tous ces liens publiés.

Une migration qui régénère des identifiants tout neufs rompt tout d'un coup. La règle est donc simple : l'affilié arrive avec son code d'origine, et si deux affiliés importés portent le même code, c'est un conflit à trancher avant l'import, pas un problème à découvrir après.

Deuxième point : honorer les anciens formats d'adresse

Chaque plateforme a sa forme de lien. Les plus répandues passent par un paramètre d'URL :

acme.com/?via=marie      # Tapfiliate, entre autres
acme.com/?fpr=marie      # FirstPromoter
acme.com/?ref=marie      # forme générique très courante
acme.com/?rfsn=marie     # Refersion

Un lien de cette forme pointe déjà vers votre site : la redirection n'est pas en cause, le visiteur arrive. Ce qui disparaît, c'est la lecture du paramètre — plus personne ne regarde ?via=, donc plus personne n'est crédité. La vente a lieu, l'affilié n'existe plus dans l'histoire.

Il faut donc que la nouvelle plateforme continue de lire ces paramètres et de les faire correspondre aux codes importés. C'est peu de travail, et c'est ce qui rend la migration invisible pour les affiliés.

Troisième point : les clients récurrents

C'est le point qu'on découvre trois mois trop tard.

Si vous versez une commission récurrente, chaque client existant est déjà rattaché à un affilié chez l'ancienne plateforme. Le mois prochain, votre système de facturation déclenchera son renouvellement — sans clic, sans cookie, sans lien. Si le rattachement client-affilié n'a pas été importé, ce renouvellement n'est attribué à personne.

Résultat : vos affiliés historiques voient leurs revenus s'effondrer le mois suivant la migration, sans avoir rien changé à leur travail. C'est la façon la plus rapide de perdre les affiliés qui vous font vivre.

L'export à demander à votre plateforme actuelle doit donc contenir la table des conversions avec l'identifiant client, pas seulement la liste des affiliés et le total de leurs ventes.

Quatrième point : que faire du solde dû

Au moment de la bascule, vos affiliés ont un solde chez l'ancienne plateforme. Il y a deux façons de faire, et elles sont toutes les deux acceptables tant qu'on en choisit une.

  • Solder chez l'ancienne, repartir de zéro. Vous faites un dernier versement là-bas, vous fermez, et les commissions importées arrivent marquées comme déjà réglées. C'est le plus propre.
  • Reprendre le solde. Ce qui était dû reste dû, et se paie depuis la nouvelle plateforme. À ne choisir que si vous êtes certain de ne plus effectuer aucun versement depuis l'ancienne — sinon quelqu'un sera payé deux fois.

Ce qu'il ne faut pas faire, c'est laisser la question ouverte. « On verra plus tard » produit exactement le double paiement.

Cinquième point : n'envoyez rien pendant l'import

Un import crée des comptes. Un logiciel qui crée un compte envoie en général un e-mail de bienvenue. Multipliez par quatre cents affiliés, dont la moitié sont inactifs depuis un an, et vous obtenez quatre cents personnes qui reçoivent au même moment un message d'une marque qu'elles n'attendaient pas.

L'import doit donc être silencieux, et l'annonce doit être faite par vous, quand vous l'avez décidé, avec le texte que vous avez écrit. Le seul message qui vaille explique trois choses : le lien continue de fonctionner, le solde est là, voici où se connecter.

L'ordre des opérations

  1. Exporter depuis l'ancienne plateforme : affiliés, clics, conversions, commissions. Douze mois d'historique suffisent dans la plupart des cas.
  2. Regarder avant d'importer. Combien d'affiliés, combien de ventes, combien de clients récurrents rattachés, combien reste dû. Un import qu'on ne peut pas prévisualiser est un import qu'on refait.
  3. Brancher le nouveau suivi sur votre domaine, et le vérifier avec un vrai clic.
  4. Importer, sans envoi d'e-mail.
  5. Faire tourner les deux en parallèle quelques jours. Les nouveaux liens passent par la nouvelle plateforme, les anciens continuent d'arriver par les paramètres honorés.
  6. Annoncer, puis fermer l'ancienne — après avoir soldé, si c'est l'option retenue.

Les questions à poser avant de signer ailleurs

  • Est-ce que mes affiliés gardent leur code d'origine ?
  • Est-ce que ?via=, ?ref=, ?fpr= et ?rfsn= continuent d'attribuer ?
  • Est-ce que le rattachement entre mes clients existants et leurs affiliés est importé, ou seulement les totaux ?
  • Est-ce que je vois le résultat de l'import avant qu'il soit définitif ?
  • Est-ce qu'un e-mail part à mes affiliés pendant l'opération ?

Cinq questions, cinq réponses en une phrase chacune. Si l'une d'elles demande un rendez-vous, c'est déjà une réponse.

Meritt fait ce que cet article décrit.

Suivi sur votre propre domaine, attribution au clic et à l'identité, versements depuis vos comptes PayPal et Wise, factures et avoirs générés. 0, 49 ou 99 $ par mois, jamais un pourcentage.

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